RDC : Congolaises victimes de violences

Selon le récent rapport publié par l’Unicef sur les violences envers les enfants, 42% des filles âgées de 15 à 19 ans ont subi des violences infligées par leurs pairs et des partenaires intimes, en République démocratique du Congo.

rdc-Unicef

Elles sont au nombre de 70 millions dans le monde, ayant affirmé avoir été victimes d’une forme de violence physique ou autre depuis l’âge de 15 ans. Les agressions physiques sont effectivement courantes à cet âge. Dans le milieu scolaire par exemple, plus d’un élève sur trois âgé de 13 à 15 ans subit au moins un acte d’intimidation de manière régulière. Les expériences de violence se poursuivent jusqu’à la fin de l’adolescence.

Alors qu’en Afrique de l’Est, le rapport fait état, pour les filles âgées de 15 à 19 ans, de 12% des filles ayant signalé des incidents de violence physique, en Afrique de l’Ouest et centrale, la proportion est d’au moins 1 fille sur 14. Prise de façon individuelle, la RD Congo vient en première position avec 42% des cas, suivie du Cameroun avec 26% .

Les violences proviennent des membres de la famille, surtout pour les filles non mariées, des amis, des enseignants… Par contre, chez les filles mariées ou ayant été mariées, les partenaires intimes actuels et/ou passés représentent la majorité des auteurs de violences physiques. La violence au sein du couple constitue la forme la plus commune de violence sexiste envers les filles.

Dans le monde, près d’une adolescente sur trois âgée de 15 à 19 ans engagée dans une union officielle a été victime de violences émotionnelles, physiques et/ou sexuelles commises par son mari ou partenaire. L’Afrique subsaharienne figure parmi les coins où les taux de violence au sein du couple sont particulièrement élevés. Il faut noter que les garçons ne sont pas exclus de ces violences, quoique les données les concernant restent très limitées.

Intitulé « Cachée sous nos yeux », le rapport de l’agence onusienne a pour objectif de rendre visible à partir des données recueillies, l’ampleur de la violence envers les enfants afin de rechercher des solutions nécessaires à sa prévention.

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