RD Congo : Le cercle présidentiel pour une nouvelle Constitution

En République Démocratique du Congo, le débat autour de la question de la révision de la Constitution continue à diviser la classe politique. Une réclamation, pour le moins inattendue, vient d’être imaginée et mise sur la place publique. Elle émane de Théodore Mugalu, Chef de la Maison Civile, service personnel attaché au Président Congolais Joseph Kabila, qui demande purement et simplement l’élaboration d’une nouvelle Constitution en lieu et place de la simple révision de la Constitution.

Joseph-Kabila
Mugalu et les ténors de la ligne réclamant l’instauration d’un nouvel ordre constitutionnel, mettent en avant l’argument de souveraineté. Ils récusent l’actuelle loi fondamentale qu’ils considèrent comme ayant été écrite sous  la pression internationale dans un contexte de crise.

Il faut dire qu’en RDC, l’approche de l’échéance électorale présidentielle congolaise qui aura lieu courant 2016 suscite beaucoup d’appréhensions. En ligne de mir, la crainte  que l’actuelle Constitution qui limite à deux les mandats présidentiels ne soit artificiellement amendée pour ouvrir au Président actuel la porte de se représenter au prochain scrutin.

La déclaration actuelle de Mugala vient rejoindre celle d’autres ténors de la révision de la Constitution dont l’actuel ministre des Postes et Nouvelles Technologies de l’Information,  Kin-kiey Mulumba,  qui annonçait le 30 juillet la création de l’association «Kabila Désir», avec pour mission d’expliquer la vision de Kabila au peuple congolais.

Notons toutefois que la majorité présidentielle va en ordre dispersé sur cette question avec ceux qui soutiennent l’idée de revoir la constitution et ceux qui y sont farouchement opposés.  Quant à l’opposition politique congolaise, avec sur le devant de la scène la figure politique d’un certain Vital Kameré, elle n’a cessé de prévenir qu’elle demeure vigilante pour empêcher toute révision de la loi fondamentale. Elle s’était déjà sentie soutenue par les déclarations de John Kerry, Secrétaire d’Etat américain, de passage, à Kinshasa, en mai dernier, qui exhortait les autorités congolaises à ne pas réviser la Constitution. Un appel réitéré  avec insistance, à l’attention des chefs d’Etat africains, lors du sommet organisé par le Président Barak Obama  aux Etats-Unis du 04 au 06 août dernier.

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