Centrafrique : Premières sanctions américaines

sanctions-rcaMardi dernier,  la Maison Blanche  a pris  des sanctions à l’encontre de deux anciens présidents centrafricains,  ainsi  que  trois  leaders  de  coalitions rebelles.  Les cinq hommes sont accusés  d’attiser les violences  qui  déchirent la République  Centrafricaine depuis plus d’une année.
Il s’agit des ex-présidents  François Bozizé et Michel Djotodia, du coordinateur des milices anti-balaka Levy Yakété,  et  de Nourredine Adam et  Abdoulaye Miskine, leaders  de l’ex-coalition rebelle Séléka. Ces cinq responsables sont  désormais interdits d’entrée sur le territoire américain, avec le gel de leurs biens aux Etats Unis.
A travers ces sanctions, Washington veut rappeler aux dirigeants centrafricains la nécessité d’œuvrer pour  le retour  à la stabilité en Centrafrique.  Le  Président Barack Obama estime  que «  la crise centrafricaine représente une  menace  contre la politique étrangère des  Etats-Unis ».
Les sanctions  de la Maison Blanche interviennent quelques  jours après celles annoncées par  le  Conseil de sécurité de l’ONU qui a  décrété des  sanctions contre  MM. Bozizé, Yakété et Adam,  en vertu d’une résolution adoptée le 28 janvier 2014.   Le  Comité des  sanctions   de l’organe onusien   accuse M. Bozizé  d’apporter son soutien matériel et  financier à  des miliciens anti-balaka et ce, dans la perspective d’un retour au pouvoir.
Quant à   Lewy Yakété,  il est accusé d’avoir armé de jeunes chrétiens en chômage, en leur distribuant des machettes pour attaquer les musulmans. Pour ce qui concerne M. Adam, il lui est reproché d’avoir procédé à des arrestations arbitraires, des tortures et  des exécutions sommaires. A  noter  que  cet ex- responsable de la Séléka, était devenu  chef des services de renseignement, après  le coup d’Etat  de mars 2013.
Quant à la situation intérieure en  Centrafrique, les violences sont devenues quotidiennes. C’est ainsi qu’une journaliste française a été tuée  mardi.  En début de semaine,  le premier ministre André Nzapayéké avait annoncé « un remaniement du  gouvernement  dans les prochains jours ».

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