Togo : Nouvelle saisie d’ivoire

togo-ivoires-saisieEn l’espace d’une semaine, la police togolaise a réalisé deux saisies d’ivoire. La dernière constitue un record  vu  l’importance de la cargaison. Deux tonnes, c’est le poids total des défenses d’éléphants découvertes par la police togolaise. Cet ivoire était dissimulé dans un conteneur en partance pour le Vietnam au niveau du port de Lomé.
En plus de la précédente saisie de la même marchande, les forces de l’ordre du Togo en ont  saisi cette semaine, pas moins de quatre tonnes .Ces services ont interpellé trois suspects, deux Togolais et un Vietnamien. Ce dernier est, d’après les explications du ministre togolais de l’Environnement, André Johnson, le propriétaire du bateau contenant cette cargaison.  « L’enquête est toujours en cours pour démanteler ce réseau », a ajouté l’autorité de tutelle. Malgré cette réaction diligente, les importantes quantités d’ivoire de contrebande ne font que confirmer l’avis de bon nombre d’écologistes : le Togo est devenu, au fil des années, la plaque tournante de ce trafic entre l’Afrique Centrale et l’Asie.
Et la fermeté de la législation locale à ce sujet semble n’y rien faire. En effet, toute personne reconnue coupable d’avoir mis en danger les espèces locales est passible d’une peine comprise entre  dix mois et trois ans de prison. Vraisemblablement, il faudra beaucoup plus pour décourager les braconniers. Ainsi, l’ivoire continue-t-il à transiter par le Togo avant d’être expédié en Asie, où la demande de ce produit reste forte.
Le Togo n’est pas le seul pays du continent africain à être confronté à ce fléau. Le Kenya en est également victime. Raison pour laquelle cet Etat a durci sa législation anti-braconnage. Pour preuve, un tribunal local vient de condamner un trafiquant chinois à s’acquitter d’une amende de 170 000 euros (226 000 dollars).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.