Publié Le : ven, Jan 4th, 2019

Sénégal : Des candidats à l’élection présidentielle rejettent la décision du Conseil constitutionnel

Vingt trois candidats à l’élection présidentielle de février prochain au Sénégal, ont décidé de se réunir autour d’un collectif pour rejeter la décision du Conseil constitutionnel et dénoncer ce qu’ils voient comme un coup de force du régime en place à Dakar.

Les candidats écartés appartenant au collectif de 23 candidats de l’opposition affichent leurs revendications communes dans un communiqué et exigent notamment «la suppression des modifications de la Constitution et du code électoral» relatives aux parrainages et « l’accès immédiat des partis et candidats au fichier électoral».

Sur 27 dossiers, 19 ont été définitivement rejetés par le Conseil constitutionnel, en évoquant entre autres, la non-conformité du numéro de la carte d’identité CEDEAO, doublons internes, non-conformité de région ou représentation diplomatique de vote, présence d’un parrain non inscrit sur le fichier général.

Cinq candidatures seulement ont été validées : celles de Macky Sall, Issa Sall, Ousmane Sonko, Karim Wade et Khalifa Sall. Tandis que trois candidatures ont été temporairement recalées au motif de doublons ou d’un problème de répartition des signatures en régions.

En cas de validation de leur candidature, l’élection se jouerait donc à huit, tout au plus. Mais ce nombre pourrait être ramené à six, en raison de l’exclusion de la course de Karim Wade et de Khalifa Sall pour leur démêlée avec la justice.

La Cour suprême du Sénégal a en effet, rejeté jeudi un recours de l’ex-maire de Dakar Khalifa Sall qui contestait sa condamnation à cinq ans de prison pour escroquerie, à moins de deux mois de l’élection présidentielle à laquelle M. Sall est candidat.

«Dès que la décision nous sera notifiée, nous allons introduire la procédure de rabat d’arrêt», qui permet aux parties de contester un arrêt pris en cassation en cas « d’erreur manifeste », a déclaré à la presse l’un des avocats de Khalifa Sall, Seydou Diagne.

Selon sa défense, cette procédure rare a un «effet suspensif» lorsque la plus haute juridiction du pays est amenée à trancher dans une matière relevant du droit pénal.

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