Gbagbo coincé de partout

Laurent Gbagbo est soumis à une pression croissante au fil des jours. Alors que Guillaume Soro, durant la semaine, préconisait de recourir à la force face à l’entêtement de Gbagbo, les sanctions économiques s’abattent sur la tête de ce dernier. Après un entretien avec Nicolas Sarkozy, le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, a confirmé le gel des financements de la Côte d’Ivoire. Il s’est également assuré que la Banque Centrale de l’Afrique de l’Ouest fasse de même, en connivence avec le président malien Amadou Toumani Touré. La Banque Mondiale devait débloquer 245 millions d’euros dans le cadre de dix projets de l’Association Internationale de Développement en cours de réalisation. La banque ouest-africaine, quant à elle, disposait d’un soutien financier de 800 millions de dollars en faveur de la Côte d’Ivoire.Ces différentes mesures auront sûrement des conséquences immédiates, d’abord sur le camp Gbagbo et, ensuite, sur le pays tout entier. A l’allure où vont les choses, d’ici peu, l’administration fidèle à Gbagbo ne pourra plus être rémunérée et entretenue. La Côte d’Ivoire, complètement abandonnée par ses partenaires économiques, connaîtra également un retard dans le processus de l’initiative PPTE. Dans ce genre de conditions, il sera très difficile de diriger pour Gbagbo, voire même impossible. Surtout que d’autres sanctions planent déjà sur sa tête. En effet, jeudi, le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu, réuni à Genève, a dénoncé les atrocités et les violations des droits de l’Homme commises en Côte d’Ivoire entre le 16 et le 21 décembre avec comme bilan 173 meurtres. La CPI pourrait donc engagé très prochainement des poursuites.Dans cette crise ivoirienne, Gbagbo risque gros. Etouffé de partout, personne ne peut prévoir que sera sa réaction. Affaire à suivre.

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