Afrique : femmes violentées, véritable réalité

Jusqu’à nos jours, les femmes africaines, malgré l’évolution des lois et la multiplication des structures les protégeant, font toujours l’objet de violences et, ce, dans divers milieux. La plus fréquemment relevée est sans doute la violence conjugale, qui peut s’exprimer par une brutalité corporelle ou sexuelle ou encore par des paroles méprisantes et, des fois, par des privations pécuniaires. A cela, s’ajoute la violence dans le milieu professionnel mais aussi au sein même de la société et dans le monde politique. A propos de ce dernier cas, il n’y a qu’à voir les assemblées nationales africaines, les femmes n’en constituent même pas le quart généralement, excepté certains pays comme l’Afrique du Sud ou le Mozambique.Le plus difficile, c’est le fait que cette violence reste une réalité assez sournoise car la majorité des victimes n’osent pas la dénoncer. Mais, celles qui délient leur langue permettent d’en dégager différentes causes : soucis financiers au sein des familles, jalousies socioprofessionnelles, traditions, croyances religieuses, idées préconçues, … . Quelle qu’en soit l’explication, les statistiques liées aux violences faites aux femmes, en dehors des temps de guerres, sont alarmantes. Déjà, entre 2005 et 2006, une africaine décédait toutes les sept heures avec pour cause d’une mort sur deux la violence conjugale selon l’OMS. En 2009, une enquête du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme effectuée sur 5 régions du Sénégal montrait que 28% des femmes y étaient maltraitées chaque jour. Aujourd’hui encore, les excisions se pratiquent en Afrique de l’Ouest.Heureusement, dans quelques pays à l’instar du Libéria ou de la Sierra Leone, les femmes violentées ont maintenant accès à un soutien juridique bénévole. Ce genre d’initiative doit être multiplié et ce phénomène doit être mieux médiatisé pour en conscientiser les africains.

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