Pretoria va envoyer près de 1.500 militaires combattre les islamistes au Mozambique

L’Afrique du Sud va envoyer 1.495 militaires au Mozambique pour combattre les jihadistes qui terrorisent depuis plus de trois ans, le Nord-est de ce pays voisin riche en gaz naturel, a annoncé mercredi le Parlement sud-africain.

Le Parlement a précisé dans un communiqué «avoir reçu une correspondance du président Cyril Ramaphosa l’informant avoir autorisé l’utilisation de 1.495 membres» des forces de défense sud-africaines pour soutenir le Mozambique dans sa « lutte contre les actes de terrorisme et les extrémistes violents».

Le déploiement des forces sud-africaines, prévu du 15 juillet au 15 octobre 2021, fait suite à l’annonce en juin dernier, par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de sa décision d’envoyer des troupes au Mozambique.

Le président mozambicain Filipe Nyusi, lui-même ancien ministre de la Défense, se montrait jusqu’à récemment, réticent à toute aide militaire étrangère, insistant sur la souveraineté de son pays, indépendant depuis 1975.

Des groupes jihadistes, connus localement sous le nom d’Al-Shabab (« les jeunes » en arabe), font régner la terreur depuis fin 2017 dans la province de Cabo Delgado, frontalière de la Tanzanie, riche en gaz naturel mais à la population très pauvre.

Les attaques des jihadistes, qui sont montées en puissance depuis un an, ont fait 3.100 morts, selon l’ONG Acled, et forcé environ 817.0000 autres à fuir, selon les autorités mozambicaines.

Plus de 730.000 Mozambicains déplacés dans le nord du pays pourraient être livrés à la faim dès août, avertit le Programme alimentaire mondial (PAM), si de nouveaux fonds ne sont pas levés.

«Le conflit a détruit des emplois et les rebelles ont séparé des familles, brûlé leurs maisons, traumatisé des enfants, tué des gens», détaille son directeur, David Beasley.

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