RDC: L’opposant Katumbi à nouveau accusé de déstabilisation

Les autorités congolaises ont accusé l’ex-gouverneur du Katanga et opposant congolais en exil, Moïse Katumbi, d’avoir voulu recruter des « émissaires » pour ouvrir des « hostilités » dans le nord-est du pays.

Moise Katumbi, déjà accusé de recrutement présumé de mercenaires, voulait installer « des hommes à sa solde » pour « ouvrir les hostilités » en Ituri (nord-est) « dès qu’une base arrière lui serait accordée en Ouganda », a déclaré à la presse le porte-parole de la police Pierrot Mwanamputu, en affirmant s’appuyer sur les aveux d’un « émissaire » présumé.

Ex-proche du président Joseph Kabila, Moise Katumbi qui vit en Belgique, risque la prison s’il revient en RDC après sa condamnation dans une affaire immobilière dont il conteste le fondement.

Ce candidat déclaré à la présidentielle de décembre 2018, est dans le viseur des autorités qui l’accusent aussi d’avoir eu la nationalité italienne alors que la nationalité congolaise est exclusive.

Le deuxième et dernier mandat de M. Kabila a pris fin le 20 décembre 2016 dans un climat de violences meurtrières. La Constitution interdit au chef de l’État de se représenter.

Mais la  présidence congolaise a dû démentir lundi toute nouvelle candidature du président Kabila, qualifiant d’« intox » une rumeur relayée sur les réseaux sociaux affirmant qu’il serait en lice pour la présidentielle du 23 décembre censée élire son successeur.

Et alors que des doutes subsistent sur la tenue de ce scrutin mainte fois repoussé, l’International Crisis Group, une ONG spécialisée dans la prévention des conflits, a déclaré la semaine dernière que la RDC « semble s’acheminer » vers des élections à la date prévue.

Le gouvernement a fait des « progrès ces derniers mois et semble s’acheminer vers l’organisation d’élections le 23 décembre 2018. Mais d’importantes inquiétudes demeurent sur la transparence et la qualité du scrutin », écrit l’ONG dans un rapport intitulé « Poker électoral en RD Congo ».

L’étude recommande néanmoins au gouvernement d’« autoriser tous les candidats à se présenter, à moins que des obstacles juridiques clairs ne s’y opposent ».

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