Des ministres du G5 Sahel planchent sur l’extrémisme religieux à Ouagadougou

Les ministres des Affaires religieuses de cinq pays membres du G5 Sahel (Burkina, Mali, Niger, Tchad et Mauritanie), et des experts sont réunis à Ouagadougou, pour réfléchir sur la question de l’extrémisme religieux et de la montée de la radicalisation dans la région.

L’enjeu pour les participants est de proposer des méthodes autres que les opérations musclées, pour prévenir efficacement la radicalisation et venir à bout de l’extrémisme violent, notamment en dialoguant, pour détruire les formatages de l’esprit sur le terrain culturel et religieux.

Les experts vont passer au crible les résultats acquis depuis la déclaration de Niamey qui adoptait une résolution invitant les différents gouvernements à œuvrer dans la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent notamment religieux.

Le ministre burkinabè en charge du culte Siméon Sawadogo a notamment expliqué qu’«au niveau religieux, aucune religion ne prêche le mal, ce sont ceux qui portent la religion qui posent problème».

«Nous avons le devoir de travailler la perception à la base, que ce soit au niveau des imams, des pasteurs, de ceux qui officient au niveau traditionnel et des prêtres, que chacun puisse, dans ses prêches, dans ses comportements quotidiens, travailler pour la paix parce que la religion veut la paix, parce que l’état ne peut plus ignorer le fait religieux dans ses orientations et ses politiques», a-t-il dit.

L’ambassadeur Jean Lamy, chef de la délégation de l’Union européenne à Ouagadougou réitéré « le soutien » des partenaires techniques et financiers qui se tiennent au plus près des acteurs afin d’accompagner le processus.

Le ministre malien des affaires religieuses et du culte Thierno Ahmadou Oumar Hass Diallo a pour sa part rappelé l’importance de la rencontre, car «si l’action militaire actuelle du G5 Sahel reste l’option majeure actuelle, il est temps pour les Etats d’explorer en profondeur la question de la laïcité et de s’impliquer davantage sur les questions culturelles et religieuses».

La réunion d’Ouagadougou devrait donner lieu à une feuille de route actualisée sur la meilleure stratégie à adopter pour réduire de façon considérable les indicateurs communautaires de la radicalisation et de l’extrémisme violent dans le Sahel.

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