Congo : Début des travaux à Brazzaville sur l’accord de paix signé dans le Pool

Les travaux de mise en œuvre de l’accord de paix signé en décembre pour mettre fin à la guerre dans le Pool ont démarré mercredi entre les autorités de Brazzaville et les représentants du Pasteur Ntumi.

Il s’agit d’une commission de 24 personnes, 12 de chacune des parties en conflit qui mèneront les discussions pour mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités conclu le 23 décembre dernier.

En ouvrant les travaux de mise en œuvre de l’accord, le ministre congolais de l’Intérieur, Raymond Zephyrin Mboulou a demandé aux acteurs de travailler dans la «sérénité et la confiance» en privilégiant l’intérêt général, car, a-t-il dit, «le temps de la paix» est enfin arrivé pour les populations du Pool, martyrisées depuis bientôt deux ans.

Les douze représentants du gouvernement et ceux en nombre égal du pasteur Ntumi vont discuter pendant trois ou quatre jours, selon le ministère de l’Intérieur. Ils devraient entre autres, débattre du sort réservé au pasteur Ntumi toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt.

Selon cet accord signé en décembre, le pasteur s’engageait à «faciliter le ramassage des armes détenues par les ex-combattants» et à «ne créer aucune entrave» au rétablissement de l’autorité de l’Etat dans le département du Pool.

Le gouvernement de Brazzaville s’engageait pour sa part à garantir « le processus de démobilisation, de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex-combattants après le ramassage des armes».

L’Etat veillera également à «la réinstallation des populations dans leurs localités d’origine» et la «libre circulation des personnes, des biens et des services dans le département du Pool».

Après être déjà entré en rébellion contre Brazzaville depuis sa région du Pool de 1998 à 2003, les «Ninjas», partisans du Pasteur Ntumi ont encore pris les armes en avril 2016 contestant la réélection du président Denis Sassou Nguesso, qui cumule 33 ans au pouvoir.

Les attaques des rebelles et la réponse militaire avaient mis 138.000 personnes en situation humanitaire difficile dans ce pays d’Afrique centrale d’à peine cinq millions d’habitants.

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