La publication du calendrier électoral à nouveau retardée en RDC

ceni-rdc2La Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la République démocratique du Congo (RDC) a reporté mardi la publication du calendrier des élections dans le pays, prétextant vouloir consulter toutes les parties concernées avant de le publier.

Selon le président de la Commission, Corneille Nangaa, « la CENI, dans ses prérogatives conformément à l’article 25 points 12 de la loi organique, commence, ce jour, les consultations avec les parties prenantes pour requérir les derniers avis et considérations des uns et des autres avant la publication dans les jours qui viennent».

Nangaa a confié à la presse, que le calendrier est déjà prêt, mais la CENI attend les amendements des parties prenantes, surtout que l’organe qu’il dirige n’avait «pas promis de publier le calendrier ce mardi».

En revanche, le nouveau budget électoral est évalué à 1,8 milliard de dollars alors qu’en 2013, la CENI avait sollicité du gouvernement congolais et de ses partenaires, 1,3 milliard de dollars pour l’organisation de l’ensemble des 13 scrutins nationaux et locaux prévus par la Constitution.

« Un travail est en cours entre la Céni et le gouvernement pour voir (…) les possibilités de réduction substantielle de ce budget au regard des difficultés que connait le pays’’. A ajouté M. Nangaa qui explique cette hausse par « le fait d’avoir lié à une seule séquence la présidentielle, les législatives nationales et les législatives provinciales « .

Le financement des élections est un casse-tête pour la RDC qui fait face à la chute des prix des matières premières principalement le cuivre dont les recettes couvrent une grande partie du budget de l’État.

Par ailleurs, des représentants du camp de ceux qui ont pris part au dialogue et l’opposition restée en dehors ont eu à Kinshasa une rencontre autour des évêques catholiques du pays.

Ces échanges directs ont lieu pour éviter le chaos le 19 décembre, date de la fin du dernier mandat du président Joseph Kabila.

Etienne Tshisekedi, le leader du Rassemblement, plate-forme qui regroupe la majorité des forces politiques et sociales de l’opposition, a personnellement conduit la délégation de son camp.

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