Un décret sur les médias audiovisuels en RDC préoccupe l’ONU

medias-rdcUn représentant du Conseil de sécurité de l’ONU  qui était dimanche en visite en République démocratique du Congo (RDC), a exprimé les inquiétudes des Nations unies face aux nouvelles mesures restrictives du gouvernement congolais à l’endroit des médias audiovisuels étrangers.

L’exécutif congolais vient d’adopter un décret qui dispose que « les personnes physiques ou morales de nationalité étrangère peuvent être autorisées à opérer de manière continue dans le secteur de la radiodiffusion sonore et de la télévision » en RDC « moyennant une participation majoritaire des Congolais dans le capital de ladite société ». Selon le décret, les radios et télévisions concernés ont un « délai de 30 jours » (…) pour se mettre en règle », soit jusqu’au 12 décembre, 8 jours avant la fin du mandat du président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001.

Lors d’un point de presse à Beni, dans l’est du Congo, Alexis Lamek, représentant permanent adjoint de la France au siège des Nations unies à New York, s’est dit «préoccupé» par ce décret pris le jour même de l’arrivée d’une délégation d’ambassadeurs du Conseil de sécurité en RDC.

Pour le diplomate français, le décret signé samedi par le ministre des Médias également porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, « ne va pas du tout dans le sens des mesures de confiance’’.

La RDC traverse une crise politique depuis la réélection contestée de Kabila en 2011, exacerbée par la non-tenue de la présidentielle qui devait avoir lieu à la fin de cette année, à l’issue le 19 décembre, du mandat du président sortant, Kabila.

En octobre, le camp présidentiel et une frange minoritaire de l’opposition se sont mis d’accord pour renvoyer la présidentielle à une date indéterminée en 2018, en échange du maintien de Kabila à la présidence et la formation d’un nouveau gouvernement dirigé par un Premier ministre issu de l’opposition.

La majeure partie de l’opposition rejette cet accord et des négociations sont en cours pour trouver une issue à cette crise. Samedi, la délégation du Conseil de sécurité a appelé toutes les parties prenantes à réussir une « transition pacifique » vers une « élection (présidentielle) apaisée ».

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