Sénégal : L’économie atteinte par les délestages !

Les délestages que connait le Sénégal depuis l’année dernière et qui ont été la cause de certains conflits tel que le bras de fer entre la Société nationale d’électricité (SENELEC) et son principal fournisseur de fuel, Itoc ; a eu des conséquences sur le rendement économique du pays. Ceci a causé une perte de croissance économique de l’ordre de 1,4% à cause de l’augmentation de la quantité d’énergie non-distribuée en 2010 qui représente la demande en électricité exprimée par les clients et non satisfaite par la de la SENELEC.

En effet, dans un communiqué de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE), citant une étude interne intitulée « Situation économique et financière 2010 et perspectives en 2011″ ; il est inscrit que « l’augmentation de la quantité d’énergie non-distribuée en 2010 (+101%) s’est traduite par une perte de croissance de 1,4% ». Cette étude relève également que « le secteur secondaire est plus affecté par les délestages, avec une baisse de sa valeur ajoutée de 2% contre 1,4% pour le secteur tertiaire ». Cependant, signale-t-il, « l’impact négatif des délestages sur la production a été atténué par l’acquisition par une frange importante des entreprises du secteur moderne (76,6%) de groupes électrogènes ».

Pour remédier à ce problème de coupure d’électricité, le ministre sénégalais de l’énergie, M. Karim Wade a lancé un plan d’urgence (2011-2014) dénommé  « Takkal » et qui porte principalement sur cinq volets. Entre autres, citons, le renforcement dans le court terme des capacités de production de 150 MW par la location temporaire de centrales et de la réhabilitation de l’infrastructure existante,  la restructuration financière de la SENELEC dont le passif est estimé à 286 milliards de FCFA (607 412 062 dollars) et la sécurisation des approvisionnements en combustibles, à travers un Fonds spécial de soutien à l’énergie (FSE).

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