Un litige maritime oppose la Somalie et le Kenya devant la CIJ

somalie-kenyaLa somalie et le Kenya sont confrontées depuis lundi devant la Cour internationale de Justice (CIJ) pour le règlement d’un différend portant sur de vastes secteurs maritimes de plus de 100.000 km2.

Cette zone potentiellement riche en réserves de pétrole et de gaz dans l’Océan indien oppose les deux pays, mais Nairobi a déjà accordé trois permis d’exploitation pétrolière à la compagnie italienne Eni SpA.

Au premier jour des audiences sur la compétence de la CIJ dans cette affaire, le Kenya a assuré que la cour internationale n’avait pas compétence pour délimiter leur frontière maritime au sein d’une zone et qualifié d’« absurdes » les accusations de la Somalie devant la Cour internationale.

Le procureur général du Kenya Githu Muigai, a indiqué que ces accusations étaient « aussi absurdes qu’elles sont offensantes ». Pour lui, « la Somalie voudrait faire croire à la Cour que durant toutes ces années, le Kenya a comploté pour prendre avantage de son voisin et voler ses mers et son pétrole ».

Nairobi affirme également s’être accordé en 2009 avec Mogadiscio pour résoudre le différend par des négociations, et non par un arbitrage judiciaire. Mais son voisin s’était tourné vers La Haye en 2014, sous prétexte que les négociations diplomatiques n’avaient pas permis de résoudre le désaccord entre les deux pays.

Pour M. Muigai, Nairobi n’a été qu’un « ami » pour Mogadiscio, l’aidant à lutter contre les shebab, le groupe terroriste affilié à Al-Qaïda, un combat « qui a causé la mort de centaines de soldats et civils kényans ».

Pour les autorités somaliennes dont le pays est situé au nord-est du Kenya, la frontière maritime devrait s’étirer en direction du sud-est, selon une ligne médiane entre les deux pays. A l’opposé, Nairobi revendique pour délimitation une ligne droite partant de la frontière terrestre entre les deux pays vers l’Est.

Le Kenya exerce sa souveraineté sur la zone contestée depuis 1979, lorsqu’il a proclamé les limites de sa zone économique exclusive. Mais le litige éloigne les investisseurs à cause du manque de clarté sur la propriété des réserves de pétrole et gaz.

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