Entente préliminaire entre le FMI et l’Egypte sur un prêt de 12 milliards

fmi-pret-egypteLe Fonds monétaire international (FMI) et le gouvernement égyptien ont annoncé ce jeudi, avoir conclu une entente préliminaire pour un prêt de 12 milliards de dollars réparti sur trois ans et destiné à soutenir l’économie de l’Egypte actuellement en difficulté.

Ce prêt, sous la forme d’un Mécanisme élargi de crédit (MEDC) qui doit encore être approuvé par le Conseil d’administration du FMI, devrait notamment permettre à l’Égypte, le pays le plus peuplé du monde arabe, de tenter de redresser son économie qui vacille depuis le printemps arabe qui a fauché le régime de Hosni Moubarak en 2011.

L’instabilité politique et les violences secouent gravement  depuis cinq ans, l’Egypte, quasiment déserté par les touristes et de plus en plus boudé par les investisseurs étrangers.

Avec l’effondrement de la livre égyptienne et un important taux d’inflation de 14% en glissement annuel en juin, battant un record vieux de 8 ans, les prix des produits de première nécessité ont explosé et le pouvoir d’achat des ménages a chuté.

L’annonce commune de cette entente préliminaire, «au niveau des experts» pour l’heure, a été lue en conférence de presse par Chris Jarvis, qui conduit une délégation du FMI, venue négocier au Caire depuis le 30 juillet dernier l’accord de prêt.

Le Conseil d’administration du FMI doit maintenant se prononcer sur ce prêt de 12 mds USD à l’Egypte «dans les prochaines semaines», a assuré Jarvis.

Aucun détail n’a été révélé pour l’instant sur les conditions exactes à remplir par le gouvernement égyptien pour obtenir ce prêt, que la presse égyptienne et les experts internationaux anticipent drastiques et douloureuses pour la population.

Il s’agirait en particulier, de l’instauration d’une TVA généralisée, la fin des prix subventionnés pour des produits de première nécessité comme l’essence, l’électricité et des denrées alimentaires de base, etc.

L’Egypte avait officiellement demandé un « soutien financier » au FMI le 27 juillet dernier, «pour accompagner son programme économique» et les réformes en cours.

Malgré une aide massive des monarchies pétrolières du Golfe, en particulier l’Arabie saoudite, l’Egypte n’a pas réussi, depuis 2011, à redresser la barre et son économie demeure quasiment au bord du gouffre.

La fuite des touristes et de la désaffection croissante des investisseurs étrangers, la chute des réserves en devises, ont contraint en mars dernier, la Banque centrale à dévaluer la livre égyptienne de près de 15% face au dollar.

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