Ban Ki Moon en visite au Nigeria pour parler sécurité

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est arrivé dimanche au Nigeria, où il est en déplacement pour commémorer l’agression de Boko Haram contre le siège de l’ONU à Abuja, une attaque terroriste qui avait fait 21 morts le 26 août 2011.

La lutte contre l’insurrection islamiste qui frappe le Nigeria depuis 2009 devrait être au centre des discussions entre Ban Ki-moon et le président nigérian Muhammadu Buhari. Ce dernier a promis de venir à bout de Boko Haram, mais depuis son investiture les attaques du groupe islamiste ont fait plusieurs centaines de morts.

« Nous voyons à travers le monde l’insécurité, les inégalités, des clivages croissants », a déclaré le secrétaire général de l’ONU dans la soirée après une rencontre avec les gouverneurs des Etats du Nigeria. « Ici, au Nigeria, vous ne connaissez que trop bien ces défis, y compris la montée de l’extrémisme et le manque d’égalité des chances », a-t-il ajouté.

Ban Ki Moon est arrivé dans l’après midi au Nigeria, mais quelques heures plus tôt, l’armée nigériane avait annoncé que son chef, le général Tukur Buratai avait échappé à une embuscade de Boko Haram dans le nord-est du pays.

Nommé en juillet, le général Buratai visitait samedi un contingent de l’armée à Faljari, à 45 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno, lorsque son convoi a été attaqué. Au cours de la fusillade qui a suivi, dix insurgés islamistes et un soldat nigérian ont été tués, selon le porte-parole de l’armée, Sani Usman. « Les terroristes ont été confrontés à une écrasante puissance de feu des soldats » lors de cette confrontation.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Buhari, Boko Haram a intensifié ses attaques dans l’Etat de Borno et dans deux autres Etats voisins du nord-est. Cette nouvelle vague de violences a coûté la vie à plus de 1000 personnes.

Elle a mis en échec les efforts lancés depuis le début de l’année par les armées du Nigeria, du Tchad, du Cameroun et du Niger qui s’efforcent de contrer Boko Haram.

Une Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF) de 8700 hommes regroupant ces quatre pays et le Bénin doit être déployée incessamment dans le nord-est du Nigeria et aux confins des frontières du Cameroun et du Tchad. Les chefs d’état-major des cinq pays ont finalisé samedi à N’Djamena les détails du déploiement de cette force.

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