Burundi : Les résidences universitaires de Bujumbura fermées

Depuis jeudi 30 avril 2015, les étudiants de l’Université de Bujumbura ont été mis hors de leurs résidences universitaires. En effet, les autorités burundaises  ont décidé de fermer les résidences universitaires et le campus, sans toutefois donner les raisons officielles. Mais, selon une ordonnance universitaire instruisant les étudiants à déménager de leur dortoir, la mesure a été prise pour « des raisons de sécurité ».

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Des étudiants dans les couloirs de l’Université du Burundi. AFP PHOTO/Carl DE SOUZA

Des sources estudiantines parlent aussi de la fermeture « complète » du Campus. Mais, cette information n’a pas été confirmée officiellement. Les autorités universitaires rassurent que les cours ne seront pas interrompus. Mais la fermeture des résidences universitaires, affecte des milliers d’étudiants qui viennent souvent de province.

L’ordonnance fermant les résidences universitaires est tombée dans la soirée de mercredi 29 avril 2015. Et, cette fermeture intervient à un moment où le pays est secoué par des violences depuis l’annonce du président Pierre Nkurunziza de vouloir briguer un troisième mandat. Les partisans de l’opposition et des membres de la société civile poursuivent ce jeudi, leurs manifestations. Le dernier bilan faisait état de cinq morts par balles, de nombreux blessés et plus d’une centaine d’arrestations.

L’Organisation des nations unies a prévenu que le pays pourrait sombrer dans le chaos, si des mesures ne sont pas prises pour désamorcer la crise. Mercredi, le ministre burundais de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, a essayé d’apporter l’apaisement. Il a appelé les burundais au calme et a demandé à ceux déjà réfugiés au Rwanda voisin de retourner au pays.

Le ministre burundais a également reconnu que la police utilisait parfois des balles réelles. Ce, en exhortant  les policiers d’user «  de professionnalisme pour qu’il n’y ait pas de dégâts ou de pertes en vies humaines », a-t-il déclaré. Des pourparlers entre le gouvernement burundais, et des diplomates onusiens et américains sont ouverts depuis mercredi pour trouver des solutions à la crise, qui, pourrait dégénérée.

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