La Côte d’Ivoire réclame au Ghana la suspension de toute activité offshore à la frontière

La Côte d’Ivoire, ne veut plus que le Ghana continue ses « opérations d’exploration et d’exploitation pétrolières » dans une zone offshore que les deux pays se disputent, a annoncé lundi le Tribunal international du droit de la mer (TIDM). Le litige pétrolier ouvert entre les deux pays après plusieurs mois de négociations, a été porté en fin 2014, devant le TIDM, juridiction basée à Hambourg, dans le nord de l’Allemagne, au titre de la convention des Nations unies sur le droit de la Mer.

Simone

Ce litige pétrolier est né entre la deuxième (Côte d’Ivoire) et la troisième (Ghana) économie de l’Afrique de l’Ouest, puisque les deux pays ont du mal à s’entendre sur le tracé de leur frontière maritime, qui traverse un gisement de pétrole offshore que les deux voisins souhaitent exploiter.

Dans un communiqué du TIDM, l’on apprend qu’Abidjan a réclamé jeudi dernier une série de « mesures conservatoires » en attendant qu’une décision soit rendue sur le fond. Le pays d’Alassane Ouattara, exige principalement l’arrêt par Accra de toute activité pétrolière « dans la zone litigieuse ».

Le TIDM dans son communiqué, a indiqué qu’une date d’audience va être fixée « au plus vite » pour statuer sur la réclamation d’Abidjan. Depuis le 12 janvier d’ailleurs, cette juridiction avait annoncé la formation d’une chambre spéciale destinée à trancher le litige entre les deux pays, composée de cinq juges acceptés par les parties.

L’exploitation des ressources pétrolières a débuté par le Ghana, en 2010. Le pays a commencé à exploiter ses ressources pétrolières dans les champs offshores de l’Ouest, à la limite avec la Côte d’ Ivoire, qui produisent environ 100.000 barils par jour.

Ces gisements, considérés comme l’une des plus importantes découvertes d’hydrocarbures en Afrique de l’Ouest depuis dix ans, sont exploités par le géant russe Lukoil et son partenaire américain Vanco. La Côte d’Ivoire, quant-à elle, est engagée à renforcer sa production de pétrole offshore tout en relançant ses secteurs agricole et minier.

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