L’Union Africaine en quête de contributions financières

A la fin de cette semaine, Addis Abeba accueillira le 16è sommet de l’Union Africaine. Avant cette grande rencontre, l’organisation continentale tient à mettre de l’ordre dans la régularité des cotisations annuelles des pays membres dans le but de renflouer ses caisses.
En effet, sur les 53 états qui constituent l’Union africaine, moins de la moitié, soit 15, sont totalement en règle en ce qui concerne les contributions financières. D’autres pays se sont limités à verser des avances ou des arriérés. Selon un rapport officiel, en 2010, les cotisations des pays membres se sont chiffrées à 110 808 234 dollars, un montant réparti entre les participations pour l’année courante (80 395 900 dollars) et les dettes des exercices précédents (30 164 276 dollars).
Cette situation financièrement difficile a poussé l’Union Africaine à menacer quatre de ses membres de sanctions pour arriérés de cotisations. Ainsi, avant le prochain sommet, le Ghana, la Guinée, la République Centrafricaine et le Soudan sont priés de se mettre en règle. Par ailleurs, le Burundi, la République Démocratique du Congo et la Sierra Léone, pays qui sont dans une catégorie similaire, ont bénéficié d’une exemption temporaire puisque ils ont continué à combler leur retard de paiement dans les échéances fixées.
Selon les règles en vigueur au sein de l’Union Africaine, un membre peut faire l’objet de sanctions après avoir accumulé au minimum deux ans d’arriérés. Il y a peu, les Seychelles avaient subi cette loi. Mais, grâce au récent paiement de la moitié de ses 768 000 dollars de contribution annuelle, les mesures coercitives ont été levées.

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