Sénégal : Bilan du secteur bancaire

andsSelon l’agence nationale des statistiques et de la démographie (ANSD) sénégalaise, le crédit bancaire est en progression dans le pays ; il a connu une croissance d’environ 15%. Pour l’année dernière, elle a été d’environ 4 milliard de dollars contre près de 3,5 milliards l’année précédente. Pour la plupart des octrois, il s’agit de crédit de forme ordinaire, ils représentent plus de 99% de la somme totale. Pour ce qui est du type de crédit, le secteur a été dominé par les crédits à court et moyen terme. Ils représentent respectivement 46 et 41%, soit 1,84 et 1,64 milliards de dollars des crédits octroyés contre 3% seulement de crédits à long terme. Aussi, il convient de noter un léger recul d’environ 2%, des crédits en souffrances. Il en est de même pour les crédits défaillants qui auront concernés environ 184 millions de dollars, ce qui représente une baisse de 1,2% par rapport à l’année écoulée. Par contre, la tendance est à la hausse pour ce qui est des crédits douteux et litigieux, avec une croissance d’environ 16,6%. Cependant, la confiance face aux établissements bancaires semble en hausse. En effet, les dépôts en banque ont été de près de 4.15 milliards de dollars contre 3.88 milliards, soit 7% de croissance. Avec près de 2.13 milliards de dollars, les dépôts à vu ont une fois de plus pris le pas sur les dépôts qui ont été de 2.02 milliards de dollars. Pour les observateurs, un des entraves majeures à la démocratisation des services bancaires au Sénégal reste les coûts élevés des taux d’intérêt. Cette contrainte restreint considérablement l’accès aux financements pour des particuliers ou des PME du pays. Elle occasionne également un nombre toujours croissant des défauts de remboursement. Après la Cote d’Ivoire, l’activité bancaire sénégalaise est la deuxième de la zone UEMOA. Une meilleure régulation du secteur permettrait d’augmenter sa contribution dans le financement de l’économie du pays.

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