Publié Le : ven, Oct 27th, 2017

Les Gupta impliqués dans une nouvelle affaire de corruption en Afrique du Sud

Le groupe allemand SAP, géant du logiciel, a indiqué jeudi dans un communiqué, avoir signalé aux autorités américaines une affaire de corruption présumée dans sa filiale en Afrique du Sud touchant des proches du président Jacob Zuma.

La démarche de la SAP est conforme au Foreign Corrupt Practices Act, une loi fédérale américaine de lutte contre la corruption d’agents publics à l’étranger, qui concerne les entreprises et personnes de toute nationalité si ces dernières sont implantées aux États-Unis, ou si elles sont cotées en bourse dans un État américain, ou encore si elles participent d’une quelconque manière à un marché financier régulé aux États-Unis.

Et selon Bloomberg, le Département de la justice et le gendarme boursier américain poursuivent leur investigation visant SAP, après qu’une enquête réalisée par le cabinet d’avocat Baker McKenzie a révélé des manquements dans le travail réalisé par le géant allemand des logiciels de gestion d’entreprise pour le compte de la famille Gupta, rapporte Bloomberg.

L’enquête toujours en cours, a révélé que le groupe allemand avait versé des commissions de près de 6,6 millions d’euros à des entreprises liées aux Gupta, après avoir reçu de l’aide pour décrocher des contrats d’une valeur totale de 660 millions de rands (39,7 millions d’euros) avec deux entreprises publiques sud-africaines, Transnet et Eskom.

Pour l’instant, il n’a aucune preuve de versement de pot-de-vins à des officiels de l’État ou à des employés de Transnet et Eskom, mais les investigations ont révélé des mauvaises pratiques dans la relation du groupe avec les Gupta.

Ces « soupçons de mauvais comportements (…) ont eu un profond impact sur nos employés, nos clients et nos partenaires ainsi que sur le public sud-africain et nous nous excusons intégralement », a déclaré Adaire Fox-Martin, l’une des dirigeantes de SAP, citée dans le communiqué.

SAP a alors engagé des procédures disciplinaires contre trois de ses salariés, qui ont été suspendus de leurs fonctions depuis le début de l’enquête.

Le groupe a également annoncé dans son communiqué qu’il allait arrêter de payer des commissions de vente sur les contrats passés avec le secteur public des pays dont l’indice de perception de la corruption (établi par Transparency International, ndlr) est inférieur à 50, alors que l’Afrique du Sud affiche un indice de 45.

La famille Gupta est régulièrement pointée pour son influence présumée sur le président sud-africain Jacob Zuma. Elle est accusée d’influencer négativement la gestion des affaires de l’Etat.

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