Publié Le : jeu, Fév 22nd, 2018

Elections sénatoriales le 24 mars en Côte d’Ivoire

Les élections sénatoriales en Côte d’Ivoire auront lieu le 24 mars prochain, a annoncé mercredi, le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, à l’issue d’un Conseil des ministres.

«La campagne électorale est prévue du lundi 19 mars à 00 heure au jeudi 22 mars à minuit», a précisé le porte-parole du gouvernement. Selon l’ordonnance présidentielle prise le 14 février qui remplace la loi organique que devait voter l’Assemblée nationale et évite l’adoption d’un nouveau code électoral, «tout Ivoirien, âgé de 35 ans révolus à la date de l’élection, qui a la qualité d’électeur, peut se présenter dans toute circonscription électorale de son choix,…».

Les sénateurs seront élus sur une liste bloquée à un tour dans chaque district autonome et région, par un collège électoral composé de députés, de conseillers de district autonome élus, de conseillers régionaux, de conseillers municipaux, à l’exception de ceux figurant sur une liste de conseillers de district autonome élus.

Chaque région sera représentée par deux sénateurs. Ainsi, 66 personnalités seront élues lors de ces élections. Le troisième tiers des membres du futur Sénat seront désignés par le chef de l’État, Alassane Ouattara pour un mandat qui prendra fin en 2020.

«C’est au législateur d’organiser le Sénat. Comment le chef de l’État peut s’arroger un pouvoir qu’il n’a pas au regard de la Constitution et pour lequel il n’a reçu aucune habilitation de l’Assemblée nationale ?», ont dénoncé mercredi des partis de l’opposition ivoirienne, dans une déclaration faite avant l’annonce du gouvernement.

Alors que les municipales et les régionales pourraient avoir lieu en juillet, le gouvernement a décidé de s’appuyer sur les élus en place pour procéder à l’élection des sénateurs. Il a également préféré organiser le vote avant la fin du mandat des conseillers régionaux et municipaux, en avril, relèvent les mêmes partis.

L’opposition ivoirienne demande la mise en place d’une nouvelle commission électorale «consensuelle», avant ces échéances, menaçant de les boycotter.

Mais malgré un arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme, qui estime que l’«Etat défendeur a violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial», le premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly a rejeté les critiques contre la CEI, estimant qu’elle était le «fruit d’un consensus entre tous les acteurs politiques avant les dernières présidentielles de 2015».

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