Publié Le : mar, Jan 24th, 2017

L’armée égyptienne autorisée à fonder une compagnie pharmaceutique

Le gouvernement égyptien, dont le pays traverse une grave crise économique, a autorisé l’armée à fonder une compagnie pharmaceutique dans un contexte marqué par l’envol des prix et le manque de certains médicaments ces derniers mois.

Selon la décision publiée dimanche dans le Journal officiel, le Premier ministre, Chérif Ismaïl « autorise l’Autorité nationale de la production militaire à participer à la mise en place d’une société commune cotée, la Compagnie nationale pour les produits pharmaceutiques ». Cependant, le texte ne précise pas quels sont les médicaments qui pourront être produits par cette compagnie.

L’armée, épine dorsale du régime politique, joue un rôle économique important depuis des décennies, ses usines produisent des pâtes, de l’eau minérale ou encore du ciment, même si le président Abdel Fattah al-Sissi, lui-même un ancien chef de l’armée, avait indiqué fin décembre, que la participation de l’armée dans l’économie nationale était de 1,5 à 2%.

Avec la grave pénurie de devises étrangères, en raison de la dépréciation de la livre égyptienne par rapport au dollar, des produits ont ainsi disparu des rayons des pharmacies, dont des médicaments vitaux pour soigner le diabète, les maladies cardiaques, le cancer ou l’insuffisance rénale.

Les distributeurs expliquent ne plus pouvoir supporter le surcout de l’importation de certains médicaments, achetés en dollars, d’où les pénuries. Le ministère de la Santé conteste cette version et les accuse de restreindre l’approvisionnement des pharmacies afin d’obtenir une hausse des tarifs réglementés.

Le ministre de la Santé, Ahmed Emad a toutefois annoncé le 12 janvier dernier,  une augmentation de 30 à 50% des prix d’un quart des médicaments vendus en Egypte.

Depuis la révolte de 2011 qui a entraîné la chute du régime de Hosni Moubarak, l’Egypte est minée par une grave crise économique, obligeant le pays à recourir à un prêt de 12 milliards de dollars (11 milliards d’euros) du Fonds monétaire international (FMI). Pour obtenir ce prêt, le gouvernement a dû initier un douloureux programme d’austérité et libérer en novembre dernier, le cours de la livre égyptienne.

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